12-52 questionne la sculpture, sa représentation et sa réception dans l’espace. Relayée par une photographie, la sculpture devient une expérience limitée dans le temps. Soumise au point de vue de l’artiste, elle témoigne du regard sur sa propre iconographie.

12-52 est un projet de sculpture photographiée, prenant la forme d’une galerie virtuelle. Initié par Naïs Calmettes et Rémi Dupeyrat, accompagnés de Thomas Cristiani et Antoine Roux, les photographies de sculptures produites spécialement pour 12-52 au rythme d’un artiste par semaine (52 par an) sont une fois par mois (12 par an) accompagnées d’un texte de critique, écrivain, artiste ou bien philosophe.

Une relation artiste/œuvre inhérente à l’histoire de l’exposition que 12-52 souhaite souligner à travers ces textes et images. Ce parallèle, premier cycle de commissariat, exprimé au travers de leur site internet —et on soulignera d’ailleurs la clarté du concept web— sera clôturé par l’édition d’un catalogue, regroupant les textes et images publiés.

Link : http://12-52.net

Clikclk leur a posé quelques questions :

Comment est né 12-52 ?

Depuis un peu plus d’un an nous travaillons ensemble dans le cadre de la galerie Artisan Social Designer et l’idée de 12-52 est née de ce travail en commun. Nous avions envie d’inaugurer un cycle d’un an où nous ferions contribuer 12 auteurs et 52 artistes. La thématique de la sculpture photographiée, largement diffusée sur Internet, est également un trait commun à nos productions artistiques respectives.

Que questionnez-vous à travers 12-52 ?

Nous abordons principalement la question de la représentation dans l’art (reproductions d’œuvres, vues d’expositions, vues d’ateliers) et de son écho sur Internet. Nous avions envie de mettre en avant les textes des auteurs, qui, en opposition au catalogue traditionnel, existent ici en parallèle des images.

Pourquoi faire le choix d’une galerie virtuelle ?

L’économie de moyen est un facteur déterminant pour un projet qui engage 52 artistes et 12 auteurs. C’est aussi une façon de pousser l’idée du blog dans une logique et une temporalité différentes. Une image par semaine, c’est très peu pour un blog mais c’est énorme pour une galerie, lorsque l’on considère que chaque image est produite pour le projet. Le virtuel nous permet construire le projet dans la durée, mais nous envisageons une matérialisation de 12-52 en janvier 2014.

Comment qualifieriez-vous le contenu de 12-52 ?

Il est encore un peu tôt pour le définir, nous laissons aux artistes une totale liberté d’interprétation du sujet. Les travaux déjà publiés ayant un impact probable sur les travaux à venir, nous imaginons que dans la grande diversité des approches, nous pourrons observer des tendances, mais également des divergences dans l’interprétation du sujet.

Quelle est votre définition de sculpture et/ou de sculpture photographiée ?

Thomas & Antoine—Nous aimons l’idée de la sculpture photographiée car il est toujours difficile de savoir si c’est l’œuvre reproduite ou le point de vue de l’artiste qui l’emporte sur le résultat final. C’est pour nous dans cette ambiguïté que réside l’intérêt de 12-52.

Naïs & Rémi—La sculpture photographiée est un fragment de sculpture donné à voir selon le point de vue du photographe ou de l’artiste. Ce médium permet d’étendre le temps de regard du spectateur et de le projeter dans l’imagination des volumes, créant une passerelle entre image fixe et construction en trois dimensions.

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